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Image: L’ancien empereur Jean Bedel Bokassa de la RCA

Le pays de l’ancien empereur Jean Bedel Bokassa, peine à se relever! l’actualité dominante cette semaine : est la mise en garde des auteurs d’une marche prevue le 04 août dans les rues de Bangui contre l’actuel président de l’assemblée nationale centrafricaine Abdou Karim Meckassoua. Selon les termes du communiqué officiel du procureur général Eric Didier TAMBO :

« la RCA connait des événements douloureux constitutifs des violations graves de droits de l’Homme et de droit humanitaire international dans certaines localités.
Afin d’apporter une solution judiciaire le ministre Garde des Sceaux a mis en place par arrêté n°014 du 30 mai 2017 une commission d’enquête chargée de faire la lumière sur ces faits. Cette commission est opérationnelle et attend la contribution de toutes les personnes de bonne volonté détenant les informations susceptibles de concourir à la manifestation de la vérité de se manifester ».
En effet, le président de l’assemblée nationale avait été il y a quelques semaines accusé d’être mêlé à une opération de renversement de l’actuel chef de l’état centrafricain le professeur Faustin Archange TOUADERA, même si beaucoup des observateurs affirme qu’il s’agirait d’un canular orchestré par ses détracteurs et adversaires politiques pour se payer la tête de cette figure montante en République Centrafricaine.
A travers cette déclaration, le procureur annonce aussi qu’une enquête est lancé pour déterminer les responsabilités dans les exactions et crimes commis en Centrafrique durant la période de crise que connait le pays.
La RCA faut-il encore le rappeler est victime d’une situation de crise sécuritaire et humanitaire sans précédente depuis quelques années, qui fait suite au renversement du régime de François Bozizé par une coalition des rebelles dénommée SELEKA (alliance en Sango la langue nationale). Les exactions de ces derniers sur les paisibles populations, ont engendré la radicalisation d’une milice d’auto-défense appelée ANTI-BALAKA. Depuis lors, les deux groupes l’un à majorité musulman (Seleka) et l’autre pro-chrétien (Anti-Balaka), ont sombré le pays dans un conflit meurtrier intercommunautaires, avec des conséquences drastiques sur tous les secteurs de développement du pays.
Et ni le pouvoir mis en place démocratiquement à l’issu d’une élection transparente, libre et consensuelle, ni la communauté internationale et les états voisins, ne sont en mesure de ramener la paix et la sécurité sur l’ensemble du territoire. Qui d’ailleurs est en grande partie contrôlé par les factions armées qui font la pluie et le beau temps, sur la terre de Barthelemy Boganda père fondateur de cet état classé aujourd’hui parmi le plus pauvre de la planète.
 
La rédaction #Charilogone Média
Tag(s) : #Société, #Politique, #Centrafrique

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