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Le mercredi 21 juin 2017, dans quarante-huit (48h) heures exactement, le mandat des parlementaires tchadiens prendra fin, mais compte tenue de la conjoncture économique que traverse le pays depuis 2016, monsieur  Idriss Deby Itno, avait pris un décret dans lequel il prolonge ce mandat jusqu’à 2019.

Contre toute attente, le peuple tchadien, les activistes de droits de l’homme et les tchadiens de la diaspora, se sont mobilisés depuis quelques jours dans le but de contraindre les élus et le gouvernement à revenir sur la décision, afin que les députés puissent démissionner !

 

Ce pendant du côté de la classe politique de l’opposition tchadienne, qui compte plusieurs députés, on semble comprendre une léthargie de leaders de formation politique dont appartiennent les élus siégeant au palais du semblant démocratie tchado-française. Jusqu’à l’heure où nous écrivons  ces lignes, seule le Parti pour les Libertés et le Développement (PLD) fondé par le feu opposant historique Ibn Mahamat Saleh, qui avait officiellement demandé à son représentant à l’Assemblée nationale de déposer sa démission. C’est dans un communiqué de presse signé de son secrétaire à l’information, à la sensibilisation et la mobilisation monsieur SATADJIM Succès Noêl, que le PLD affirme : « accepter la prorogation de la législature actuelle au-delà du 21 juin 2017 est une caution aux forfaitures du pouvoir de Idriss Deby qui viole gravement les dispositions de la constitution et de ce fait voudrait instaurer un régime antidémocratique et dictatorial contraires aux valeurs que défend le PLD ».

Par conséquent : « demande à tous les députés de l’opposition en général et à M. Ousmane Cherif en particulier de démissionner de cette législature dont l’existence n’aura aucune base juridique légale » ajoute-t-il.

La position du Parti du professeur Ibn Mahamat Saleh est claire, mais jusqu’alors l’on ne sait pas exactement les positions sur cette question, des autres leaders de l’opposition : Saleh Kebzabo de l’UNDR (qui détient un grand nombre de députés à l’assemblée après le Mouvement Patriotique du Salut MPS), Brice Mbaimon du MPTR (député Beral Mbaikoubou est de son parti), Djimet Clément Bagaou du PDPT (lui-même député) etc. Nous reviendrons d’ici peu pour plus de clarté sur l’éventuelle décision que va prendre ses leaders !

LA REDACTION CHARILOGONE

Tag(s) : #Société, #Politique, #Tchad

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