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En raison des écarts et irrégularités qu’occasionne ce service de transfert d’argent usité par les operateurs Orange et Mtn, ABBAS TOLI Mahamat a proscrit leur utilisation dans la sous-région Afrique centrale.
«Mtn et Orange en font déjà trop. Ils ont un agrément pour faire de la téléphonie mobile mais bizarrement ils font parallèlement dans le transfert d’argent, dans les jeux de hasard, dans la banque en ligne, dans la restauration (…) » s’époumone un citoyen camerounais pour corroborer la pertinence de cette décision du gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale.
A lui en croire, cette interdiction des transactions financières effectuées par mobile permettra non seulement aux banques et micro finances –autorisées et qualifiée à cet effet- de servir convenablement les populations mais aussi, contribuera à sécuriser les recettes des états puisqu’ «Il y a quelques mois un rapport de la Commission Nationale Anti-corruption (CONAC) accusait ces multinationales de violation graves de la réglementation en vigueur ( le transfert d’argent) estimant à près de 139 milliards le déficit que cette pratique induit chaque année au grand malheur de l’économie nationale » c’est dire que le service de transfert mobile non seulement outre passe ses droit, mais aussi qu’il se joue de la fiscalité.
Ces révélations qui n’avaient pas pour autant connu l’assentiment de tous.
D’aucuns, avocats et anonymes, avaient questionné et mis en doute la pertinence de cette conclusion de la CONAC, allant jusqu’à moquer les compétences de GARGA Haman (enquêteur auditeur de ce rapport), ce qui avait alors quelque peu altéré la portée des déclarations de l’instance. Mais Voilà qu’en clamant solennellement l’illégitimité des transactions Mobile Money qui ont cours dans la quasi-totalité des pays de la sous-région, ABBAS TOLI Mahamat, le gouverneur nouvellement installé de la BEAC donne passablement raison à la CONAC et à un nombre non négligeable de camerounais depuis lors dans la tourmente qui se sont fendus de discours au vitriol à ce sujets dans des medias panafricains pour la plupart.
Si le service Mobile Money (créé en 2008) instauré par la Société française Orange depuis 2011 dans nombre de pays d’Afrique, le Cameroun y compris offre graduellement tout une panoplie de services (paiement de facture d’électricité, achats en ligne, portefeuille mobile), il ne manque pas d’incongruité. Cette méthode de paiement est certes une initiative de français mais n’est proposée en majorité que dans des pays d’Afrique. Ce n’est pas plus tard qu’en juin 2016 que le service Mobile Money est également disponible en France, mais uniquement pour l’envoie d’argent vers trois pays d’Afrique dont le Sénégal, le mali et Côte-D’ivoire. Pas osé d’y voir une arnaque fignolée pour asservir les autres (l’Afrique), car comment comprendre qu’un tel innove pour le «bien » d’un autre pays pendant que le sien reste sur une constante ??
Un rapport de Septembre 2016 estime à 20 millions le nombre d’abonnés dans la zone Afrique et Moyen-Orient (+30% sur un an) à ce service. La menace que cette offre représente pour les économies africaines du fait de son incontrolabilité et de son non-conformité contribue à désillusionner de plus en plus les pays africains, car outre cette annonce du gouverneur de la BEAC, on se rappelle qu’en ce même mois de mars 2017 la BCEAO a interdit les transferts orange money entre la France les pays de l’UEMOA. Reste maintenant aux états de prendre les mesures probantes pour que ces déclarations ne restent pas vaines.
 
Source : Paul Geremie Bikidik
Tag(s) : #Société, #Economie, #Justice, #Orange, #MTN

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