Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Le mardi 15 novembre 2016, au sein du gouvernorat de N’Djaména, le ministre tchadien de la jeunesse, des sports et des loisirs, Bethel Miarom, a dirigé une rencontre avec les maires de dix (10) arrondissements de la capitale et leur patron, le gouverneur auprès de la commune Adago Yacouba. Selon les diatribes du jeune ministre, l’objet de la concertation est d’informer aux différentes élus communaux d’un programme national dénommé ‘‘Sport pour Tous’’, lequel projet qui sera officiellement lancé le 28 novembre, a pour but de faire du sport un instrument au service du bien-être (en collaboration avec le ministère de la santé) car explique-t-il, plusieurs cas de maladies au Tchad trouvent ont source par le manque de pratique sportive. En outre, précise le ministre de sport, ce projet aboutira à la construction de complexes sportifs dans tous dix arrondissements de la ville de N’Djamena, pour permettre aux jeunes de s’épanouir et promouvoir leur talents dans le domaine sportif. Construire dix (10) complexes sportifs… mais avec quels moyens ? Ce projet de ‘‘Sport pour Tous’’ venant d’un ministre qui avait personnellement co-signé au nom de l’état tchadien, un accord de sponsor pour un club français (FC METZ) où au cours de trois années du contrat qui le lie à l’équipe française, les autorités tchadiennes vont débourser une somme faramineuse pour que sur le maillot y figure : ‘’Tchad oasis du sahel’’. Le plus drôle dans cette histoire est qu’au moment où Bethel et son collègue ministre de mines et de l’énergie (Lomey) signaient cet accord, l’équipe nationale tchadienne avait déclaré forfait car il y avait pas de moyens pour leur transport à l’étranger afin de disputer le match comptant pour les éliminatoire de coupe d’Afrique de nations. ‘‘J’ai mal au cœur, lorsque je vois les enfants jouer dans les rues avec des ballons en chaussettes’’ affirme le ministre au cours de cette réunion de concertation, mais de qui se moque-t-on ? quand on investit l’argent du contribuable sur des projets fantaisistes qui d’ailleurs ne font jamais long feu. En prenant à témoin, l’état actuel de délabrement des quatre (4) stades municipaux (Paris-Congo, Farcha, Abena et Ndjari) construit à coût de milliards par le gouvernement tchadien, la Secrétaire générale du gouvernorat insisté sur le fait que les projets du genre, sont souvent bien beau mais ne se réalise pas comme il se le doit car ironise-t-elle : un stade où sous les murs entrent les gens, une fois à l’intérieur sont assis sous le soleil, bref qu’il faut du sérieux dans ce qu’on fait conclue-t-elle. Une telle déclaration de la part d’une administratrice rodée de la commune en dit beaucoup et est pleine de vérité. Une stratégie de charme et de séduction de la jeunesse ? Devenu impopulaire au sein de la jeunesse dont il est en quelque sorte leur représentant au sein du gouvernement, le plus jeune des ministres tchadiens semble en perte de vitesse. Combattu par les poids lourds de différentes fédérations sportives du Tchad, puis mal-aimé par les jeunes, Bethel Miarom pense restaurer sa cote de popularité auprès de la jeunesse à travers ce projet où il veut séduire par le sport, pardon le ‘‘Sport pour Tous’’. Notons que, les consignes ont été données aux maires de dix arrondissements pour qu’ils puissent mener des sensibilisations auprès de leurs populations respectives sur les biens faits de pratiques sportives, d’élaborer de plans communaux en faveur du sport et créer un service de jeunesse, sports et loisirs de chaque arrondissement et surtout de disposer des espaces dans toutes les dix (10) communes pour la construction des complexes sportifs. Bethel sera-t-il à mesure de tenir ce grand pari ? Croisons les bras et attendons.

La redaction #Charilogone MediaBethel Miarom

Tag(s) : #Tchad, #Sport, #Jeunesse

Partager cet article

Repost 0