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La nouvelle pourrait faire rire plus d’un, mais hélas il s’agit de la vérité dans ce qu’elle est de plus incroyable ! Le Pr Janvier Onana ? DOYEN DE LA Faculté des Sciences Juridiques et Politiques a signé un communiqué public dans lequel il exige la présentation des pièces de séjours avant l’accès en classe d’examen pour tous les étudiants non-camerounais. Sachant que la N’Gaoundéré se trouve dans la région de l’Adamaoua et qu’elle regorge d’une forte communauté d’étudiant étranger, cette nouvelle a laissé plusieurs observateurs perplexes et surtout les étudiants ressortissants du Tchad qui se sentent particulièrement visés par cette discrimination. Joint au téléphone, plusieurs étudiants ont dénoncé cette loi injuste qui ouvre la porte de la corruption. En effet, à cause du cout de la vie très élevé et la crise socio-économique que vit le Tchad à cause de sa situation politique cahoteuse, de nombreux étudiants n’ont pas pu se rendre dans leurs pays pour renouveler leurs cartes de séjour ou s’en faire établir un. Certains ont évoqué les raisons sécuritaires pour expliquer la peur de renter dans leur pays. Quoi qu’il en soit, il n’est pas du ressort d’un doyen de vérifier la conformité d’un individu. Cela relève du ressort de la police, de la sous-préfecture ou de l’immigration. Pour se défendre, le doyen affirme avoir reçu les ordres de sa hiérarchie : quelle hiérarchie ? Est-il tenu de prendre des règles injustes au nom de la hiérarchie ? Par ailleurs, une faculté n’est pas indépendante, cela signifie que cette loi injuste a certainement été prise sans informer le recteur qui coordonne les activités dans les universités, et que l’excuse du doyen est simplement fausse ! Autrement, cette loi ne se serait pas limitée à la FSJP. Une fois de plus, nous sommes en face d’un abus de pouvoir flagrant de la part du Pr ONANA. Rappelons que du moment où il occupait la même fonction à l’université de Douala, il a été mêlé plusieurs fois à des rumeurs faisant état d’abus sexuel sur les étudiantes et de pratique homosexuelle avec les étudiants. Tout cela a toujours été étouffé par les réseaux, mais la dernière en date est son forcing pour faire soutenir ses étudiants alors que le recteur n’avait pas donné d’approbation. Pour le cas d’espèce, les autorités doivent se saisir de cette affaire, car il relève des relations diplomatiques entre deux pays voisins et frères. Le Tchad n’est séparé du Cameroun qu’à cause de la colonisation, ce qui signifie que des familles vivent de part et d’autres des frontières des deux pays. Certains de des étudiants ont ainsi tout à fait le droit de se sentir chez eux à N’Gaoundéré, s’il faille estimer que la fonction sociale de l’enseignement n’a plus aucun sens. Nous reviendrons sur cet élément…
La Rédaction #Charilogone Média
Tag(s) : #Société, #Politique, #Education, #Tchad, #Cameroun