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Tchad, pays à régime clanisé et en pleine crise économique, propose son ministre des affaires étrangères à remplacer Mme ZUMA l'actuelle présidente de la commission de l'UA. Moussa FAKI Mahamat est le candidat tchadien pour la succession à la tête de l’Union Africaine (UA).

La nouvelle est tombé de nue, en ce temps de récession économique qui secoue le Tchad, à cause des mesures enclenchées par le gouvernement pour juguler la crise où l’ensemble de leaders de la majorité présidentielle, de l’opposition, la classe intellectuelle, les étudiants et tout le peuple tchadien en général, n’ont que l’esprit tourné vers la recherche de voies et moyens pour la sortie de cette crise conjoncturelle que le pays de Idriss Deby Itno fait face.

Sans vergogne, les autorités tchadiennes ont trouvé occasion de détourner l’attention en annonçant la candidature de l’actuel ministre des affaires étrangères, monsieur Moussa FAKI Mahamat comme successeur de la Sud-africaine NKOSAZANA DLAMINI Zuma. Que veuillent au juste les autorités tchadiennes ? Peuvent-t-elles réellement remporter un tel chalenge ? Avec quels moyens financiers vont-elles supporter les charges liées à l’organisation (les campagnes, les communications afférentes…) ?

Ou bien est-elle une manœuvre pour créer une diversion afin que le peuple puisse oublier les difficultés face auxquelles il est confronté depuis la chute du prix de barils de pétrole ? Des questions qui restent sans réponse, au regard de bourdes de ce régime du Mouvement Patriotique du Salut (MPS), on doit savoir comment s’en tenir. Qui est-il réellement ce candidat tchadien pour diriger l’UA? Dans le cercle de plus proches collaborateurs du président tchadien, Moussa FAKI Mahamat a une place de choix. Issu de la même ethnie Zaghawa, Moussa Faki Mahamat est entré au gouvernement à partir de l’année 2002, en tant que ministre des Travaux publics et des Transports.

Très assidu faut-il le reconnaitre, ce qui lui vaudra le poste de Premier ministre en juin 2003 (une exception au pays de Toumai où une règle qui prévaut, veut que le chef du gouvernement soit un sudiste lorsque le président est nordiste). Militant du MPS, il est à la gestion de la diplomatie tchadienne depuis quelques années : certains dossiers tels que la crise entre le Soudan et le Libye par rapport aux différentes rébellions, le conflit interreligieux en république Centrafricaine, le dossier libyen et l’implication des états de la sous-région et du monde pour la lutte contre les islamistes en Afrique (Boko Haram, AQM etc.) sont les affaires qu’il s’est impliqué avec sa carrure et son dynamisme diplomatique.

La rédaction #Charilogone Media

Tag(s) : #Société, #Politique, #Tchad, #UA