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Le premier vice-président de la République du Burundi, Gaston Sindimwo l'a annoncée lors d'une tournée au sud du pays. La Cour Pénale Internationale empêche les pays africains de jouir de leurs droits civils et politiques. Pour cette raison l'Afrique, en général, et le Burundi en particulier doivent la quitter. Il a affirmé que le conseil des ministres est en train d'étudier un projet de loi sur la question. La décision de sortir de la CPI est apparue comme la réponse de Pierre Nkurunziza contre le récent rapport des experts indépendants des Nations Unies sur le Burundi du 30 septembre. Le rapport établit une liste d'au moins 12 personnalités impliquées dans des violations massives des droits de l'homme que le Burundi subi depuis avril 2015. Le rapport parle aussi de possible '' génocide dans ce petit pays de la région des Grands Lacs'' et dont le pouvoir en place est responsable. Me Gustave Niyonzima, un avocat burundais estime que la décision de Bujumbura n'a rien d'anormale. Chaque Etat partie du Traité de Rome a la possibilité de quitter la CPI. Pourtant, le fait de la quitter n'empêche pas cette Cour d'enquêter sur les violations des droits de l'homme de sa compétence commises à sa sortie de la CPI. Selon le principe de non rétroactivité de la loi, un pays tiers a l'obligation de collaborer avec la CPI même quand il a pris l'option de la quitter, a ajouté Me Gustave Niyonzima.

La rédaction #Charilogone Média

 

Tag(s) : #Politique, #Afrique