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Saleh KEBZABO, le Chef de fil de l'opposition tchadienne
Saleh KEBZABO, le Chef de fil de l'opposition tchadienne

Très nombreuse car on démontre plusieurs dizaine de formations politiques se définissant comme faisant partie de l’opposition démocratique tchadienne à l’instar des leaders traditionnels tels que Saleh Kebabo de l’Union Nationale pour le Développement et le Renouveau (UNDR), Laoukein Kourayo de la Convention Tchadienne pour la Paix et le Développement (CTPD), Mahamat Ahmat Alhabo l’héritier du feu Ibn Mahamat Saleh fondateur du Parti pour les Libertés et la Démocratie (PLD) disparu tragiquement en 2008 lors des attaques de rebelles sur N’Djaména.

A cette liste s’ajoute, la nouvelle génération des chefs de partis : Djimrangar Dadnadji (CAPSUR), Djimet Clément Bagaou (PDPT), Abdoulaye Mbodou Mbami (ARD) etc. Une opposition divisée et passive ? Dans les années passées, le président actuel Idriss Deby Itno, narguait toujours ses adversaires selon quoi « les chiens aboient et la caravane passe ». Phrase anodine mais a y voir de prêt la scène politique tchadienne, on se rend compte qu’il pourrait avoir raison.

En effet, tout au long du règne du Mouvement Patriotique du Salut (MPS), les opposants se sont toujours joué les rôles d’animateurs public à travers la tenue des conférences de presse, points de presse, meeting, rencontres de tout genre où ils faisaient des sorties médiatiques pour condamner, tantôt critiquer, dénoncer etc. sans qu’en face d’eux, le régime d’Idriss Deby Itno prête attention ou comme il le dit « la caravane puisse arrêter de passer ». La prolongation du mandat des députés, l’adoption de textes contre les actes terroristes jugés liberticide par l’opposition, le recensement électoral biométrique sans kits…ont été les défis auxquels les opposants ont perdu la bataille face au parti au pouvoir.

Plus torride, ce sont les résultats des élections présidentielles du 9 et 10 avril 2016 où bien avant même le déroulement, l’opposition démocratique avait prévue mener des actions fortes si jamais le candidat du MPS s’hasardait à truquer les résultats. Peut-on encore espérer ? Hélas après « un hold-up électoral » qui fait réélire Idriss Deby Itno dès le premier tour avec un suffrage faramineux (plus de 60% de voix), l’opposition commença par être divisée car au départ au nombre de 12, la moitié à savoir Djimet Bagaou, Djividi Boukar, Malloum Yoboidé, Kassiré Coumakoye, Abdoulaye Mbodou et Julien Djebaret ont reconnu la victoire du candidat du MPS au grand étonnement de tous.

Aujourd’hui resté six (Kebzabo, Dadnadji, Laoukein, Brice Mbaimon, Mahamat Alhabo et Ngali N’gothé), l’opposition véritable est fragilisée et jusqu’à la n’arrive pas à organiser une grande action d’envergure au point de faire plier le régime du MPS au pouvoir depuis décembre 1990. Après la journée villes mortes lancée la dernière fois mais qui n’a pas été suivi par la population sur l’ensemble du territoire national, les opposants doivent tirer une leçon de cet échec et amener le peuple à avoir confiance à eux. Récemment lors d’une conférence de presse le chef de file de l’opposition affirme qu’il faut patienter jusqu’au 8 aout 2016 date après laquelle, ils formeront leur « Gouvernement de Salut National », attendons donc dans quelques mois pour y voir claire. AFFAIRE A SUIVRE

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La rédaction #Charilogone

Tag(s) : #Société, #Politique, #Tchad, #Opposition-Tchadienne

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