Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

SE. Paul BIYA, Président Camerounais
SE. Paul BIYA, Président Camerounais

Mes chers jeunes compatriotes,

C’est toujours pour moi, un moment important de m’adresser à vous, à l’occasion de la célébration de la Fête Nationale de la Jeunesse.

Cette année, nous en célébrons la cinquantième édition, preuve de la constante attention que la nation tout entière porte à sa jeunesse, depuis un demi-siècle.

On ne le dira jamais assez, notre jeunesse constitue un atout majeur pour le devenir de la nation. Elle est nombreuse et riche de potentialités, dynamique et ambitieuse, conquérante et inventive.

Je voudrais à cet égard saluer nos jeunes compatriotes qui se sont illustrés ces derniers temps par des innovations d’une grande valeur, reconnues de tous. Ils ont pris des initiatives pleines d’audace, dans le domaine très compétitif des nouvelles technologies de l’information et dans bien d’autres domaines, comme l’agriculture.

Ils n’ont pas eu peur. Ils ont osé. C’est ce que je vous recommande depuis toujours. Ils ont su braver les insuffisances de notre pays encore en pleine construction. Et ils ont obtenu de bons résultats dont nous pouvons tous être fiers.

Ils sont de bons exemples d’engagement patriotique personnel pour notre société. Ils méritent le soutien de tous. Qu’ils soient source d’inspiration pour ceux qui hésitent ou qui attendent encore !

Mes chers jeunes compatriotes,

Le patriotisme est une vertu que certains pourraient trouver passéiste, mais ce serait à tort. Aujourd’hui encore, il demeure, pour la nation, la marque d’une citoyenneté responsable et dignement assumée.

Il est bon, quel que soit votre rôle dans la société, de savoir faire preuve de patriotisme, pour mériter de la nation :

L’agriculteur dans son champ, l’élève ou l’étudiant dans leurs études, l’ouvrier sur son chantier, l’instituteur dans sa salle de classe, le médecin ou l’infirmière à l’hôpital, le chercheur dans son laboratoire, le fonctionnaire dans son bureau, le commerçant dans sa boutique, le mécanicien dans son garage, le balayeur à son poste de travail, le transporteur aux commandes de son engin.

Que chacun accomplisse sa tâche avec amour de la patrie. Alors seulement nous serons une force de progrès pour notre pays.

Voyez à ce sujet l’exemple de nos jeunes engagés au front. Ils protègent notre pays de la menace terroriste, depuis deux ans. L’amour de la patrie les soutient et les pousse, bien des fois, jusqu’au sacrifice suprême.

Ils ne se comportent pas comme ces autres jeunes qui se sont fait recruter, au prix d’importants sacrifices, dans l’administration. Ils désertent ensuite leurs postes d’affectation, tout en continuant de recevoir une rémunération. Ceux-là sont l’exemple de ce qu’il ne faut pas faire.

D’aucuns s’intègrent dans la fonction publique seulement en quête d’un matricule, comme ils aiment à le dire. Ceux-là ne méritent pas de la nation.

La recherche du gain facile et l’enrichissement sans cause sont des voies de perdition qu’il faut bannir des milieux jeunes.

Il est bon que notre jeunesse s’imprègne des valeurs républicaines et citoyennes. Elle devrait en faire le fondement d’un engagement authentique, sur tous les fronts, qu’ils soient sécuritaires, économiques, culturels ou sociopolitiques.

Mes chers jeunes compatriotes,

Je suis pleinement conscient de vos difficultés. Je connais vos doutes et vos angoisses. Je sais notamment que vous avez de la difficulté à trouver du travail.

Des facteurs exogènes, liés à l’environnement économique global, combinés à certaines pesanteurs internes, limitent notre capacité à créer des emplois décents. Mais nous ne baissons pas les bras. Nos efforts ces dernières années commencent à porter des fruits.

La mise en service prochaine de plus grandes infrastructures et l’exécution en cours du plan d’urgence triennal devraient consolider ces résultats.

A moyen terme, le lancement du vaste programme d’industrialisation, dont j’ai évoqué les grandes lignes le 31 décembre dernier, devra générer d’importantes opportunités d’emplois.

Le développement de notre agriculture y tiendra une place de choix. Je vous engage à opérer une réelle révolution des mentalités à ce sujet. La terre ne trahit jamais. N’ayez pas peur de franchir le pas, soyez les entrepreneurs agricoles dont le Cameroun a besoin. C’est un métier noble et rémunérateur de ce qu’il est convenu d’appeler l’économie réelle.

J’en appelle donc à la responsabilité des aînés : il est bon d’encourager les jeunes au travail de la terre, il n’est pas judicieux de les en détourner.

Il est tout aussi important de leur en donner le bon exemple : Les travailleurs urbains doivent aussi pouvoir s’investir en zone rurale. Par leur action et par celle du gouvernement, nous devons rendre nos villages plus accueillants pour notre jeunesse.

Il ne s’agit pas d’attendre de pouvoir rassembler de gros moyens. C’est avant tout une affaire de volonté et d’engagement. Dans l’agriculture, il est souvent possible de faire beaucoup avec peu.

De nombreux programmes existent au niveau du gouvernement

...

Correspondance de la Rédaction #Charilogone Edmond N - Cameroun

Tag(s) : #Société, #Cameroun, #Jeunesse

Partager cet article

Repost 0