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Les jeunes laureats en conférence
Les jeunes laureats en conférence

Au cour d’une conférence de presse qui a lieu dans les locaux de l’ENS de N’djaména, pour Jeudi PADJOULI par ailleurs président du collectif des lauréats, l’éducation étant le moteur du développement d’une nation, c’est le moyen aussi de faire décoller économiquement un pays et l’insertion sociale pour les individus mais hélas affirme-t-il « le système éducatif tchadien rencontre un sérieux problème à savoir le mauvais système de recrutement du corps enseignant à la fonction publique ».

En effet, la mise en place d’une véritable politique de recrutement ou d’intégration à la fonction publique rencontre de difficultés entre autres des pratiques malpropres : la corruption, l’affinité, le manque de suivi et de contrôle sur le recrutement des enseignants professionnels par les ministères, la discrimination, népotisme, la gabegie, l’escroquerie, bref l’injustice sociale entretenue par les agents de la fonction publique a rendu le système de recrutement de manière que « il faut d’abord avoir quelqu’un qui est quelqu’un à la fonction publique pour devenir quelqu’un et être intégré » ironise MBAIRADE BEALOUM Joël qui a terminé sa formation à l’Institut Supérieur des Sciences de l’Education (ISSED) depuis 2010, mais traine encore au quartier alors que certains lauréats de l’année passé sont déjà intégrés : par quel moyen ?

Les lauréats de manière unanime demandent aux hautes instances du pays « d’assumer ses responsabilités à l’égard des professionnels non intégrés (grade CAP-CEG de l’ISSED et de l’ESSEAB) leur recrutement automatiquement à la fonction publique dans le respect des promotions ; de s’impliquer honnêtement au système de recrutement des lauréats professionnels, d’augmenter le quota attribué à grade de manière équitable… ».

La non satisfaction « des réclamations faites nous obligera à saisir les instances juridiques de ce pays pour la légitimé » déclare MODNEL Lucien porte-parole dudit collectif.

Notons que, plus de 10% de lauréats de 2006 sont encore au chômage, 20% de l’année 2007, 17% pour la promotion de 2008, 50% ceux de 2010 et plus de 60% de l’année 2011 trainent encore dans les rues, alors qu’il en manque énormément des enseignants formés dans les établissements sur le territoire national. Affaire à suivre...

Par: la Rédaction #Charilogone

Tag(s) : #Société, #Education, #Jeunesse, #Tchad, #Chomage, #Emploi

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