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Tchad notre pays
Tchad notre pays

Ce samedi matin, s’est tenue au siège du Parti pour les Liberté et le Développement (PLD), une conférence de presse animée par les membres de la Coordination des Partis Politiques pour la Défense de la Constitution (CPDC).

Au menu des échanges : la crise sociale qui s’amplifie, le bras de fer entre l’opposition et le gouvernement sur le processus électoral, la situation du pays sous les menaces terroristes et surtout la question du PROJET DE LOI PORTANT REPRESSION DES ACTES TERRORISTES introduit à l’assemblée pour l’adoption dans quelques jours.

Dans sa déclaration liminaire, le porte-parole de ladite coordination, le Député ALI GABRIEL GOLLOR, affirme qu’avec la vague des attentats terroristes qui ont infligés à nos populations innocentes, d’énormes pertes en vies humaines et en matériels, le MPS a trouvé l’occasion de régler des comptes politiques avec l’opposition, ainsi dit-il : «un sujet hautement sérieux, que le projet de loi portant répression des actes de terrorisme en voie d’examen à l’assemblée nationale, ne puisse pas attirer l’attention car cette loi liberticide nous demande de faire un choix entre la liberté et la sécurité ».

UNE LOI ANTICONSTITUTIONNELLE

En effet, le projet de loi portant répression du terrorisme qui sera soumis au parlement cette semaine, dans son article 3, énonce que « au sens de la présente loi, on entend par terrorisme, l’ensemble d’actes de menaces (attentats, prises d’otages, etc.) commis par une organisation pour créer un climat d’insécurité, exercer un chantage sur un gouvernement ou satisfaire une haine à l’égard d’une communauté, d’un pays, d’un système ».

Selon ALI GABRIEL GOLLOR, il est claire que cette loi est anticonstitutionnelle car comment dans un pays comme le Tchad « où la richesse nationale est accaparée et monopolisée par une seule famille, comment ceux condamnés à la misère et aux privations, peuvent-ils aimer ceux qui les martyrisent ? Qu’ils réagissent de façon pacifique ou violente, les opprimés sont des terroristes ».

Un projet de loi qui demande au peuple tchadien de souffrir en silence car elle stipule (en son article 14) bien explicitement que protéger un bien familial ou communautaire, faire une grève sèche, manifester pacifiquement, réagir face à un système… est selon cette loi un acte de terrorisme et donc expose l’auteur à peine maximale : la perpétuité.

Pour PODDI DJIME BICHARA, porte-parole adjoint de la CPDC et président du parti CSOT, le gouvernement veut à travers ce projet de loi, museler l’opposition politique et la société civile pour le tenir au silence face aux prochaines échéances électorales car « ce n’est pas le moment pour divertir les gens avec une loi aussi liberticide » dit-il.

Le porte-parole de conclure que la CPDC rejette catégoriquement ce projet de loi et demande au gouvernement de la retirer simplement à l’assemblée nationale.

Affaire à suivre.

Par: La Rédaction #Charilogone

Tag(s) : #Politique, #Société