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Roga-roga
Roga-roga

Son agenda, la source d’inspiration de sa musique, l’état de la musique congolaise, la lutte contre le VIH/SIDA, Roga-Roga donne son point de vue dans cette interview exclusive.

Que peut-on dire de l’actualité de votre groupe ?

L’actualité actuellement c’est l’album « contentieux » qui est sur le marché. Nous sommes en train de préparer le clip vidéo qui sera disponible au mois de juin.

Mais de plus en plus on parle de vous comme producteur…

Oui ! J’ai déjà ma maison de production. Présentement, nous sommes en train de construire l’édifice qui abritera cette maison. Le studio d’enregistrement est déjà prêt. Le reste, je pense, sera inauguré d’ici décembre. Je chapote cette entreprise pour essayer de promouvoir les talents cachés.

Vous avez été aussi annoncé en concert à Olympia en France…

Olympia il y a eu un problème parce qu’on ne peut pas y aller sans sponsors. C’est vrai, on a des sponsors qui essaient de mettre la main à la patte, mais d’autres ne suivent pas. Donc on ne peut pas aller faire l’aventure en France.

Au moins le public congolais est sûr de vous avoir ?

Oui ! On a joué à Mfilou récemment. Là, on se prépare pour une tournée au nord : on sera à Ngamboma, Ngo, Owando, etc.

Vous ne parlez pas du Fespam dont la 10ème édition aura lieu sous peu.

Je ne suis pas organisateur du Fespam pour le faire. Je pense que les organisateurs sont mieux placer pour en parler. Je n’ai pas encore reçu mon invitation. Le jour que je l’aurai, je parlerai du Fespam.

Il y a des années que vous êtes en musique, d’où tirez-vous votre inspiration ?

Je tire souvent mon inspiration dans notre culture ancestrale. Je fais la symbiose entre notre culture ancestrale et musique moderne.

Quels sont les thèmes que vous abordez souvent ?

Il arrive des moments où on choisit des thèmes pour conscientiser le public, mais le plus souvent c’est l’amour.

Un mot sur la musique congolaise ?

Ce que je peux dire de la musique congolaise c’est qu’elle est très malade faute de mécènes, de sponsors ou de producteurs. Il y a des talents qu’on n’arrive pas à vendre à cause du manque d’aide et de soutien à la création. Il faut que les autorités en charge de la culture investissent dans la musique parce que c’est le miroir de notre culture.

En tant qu’artiste leader d’opinions, pensez-vous avoir un rôle à jouer dans la lutte contre le VIH/SIDA ?

Cela fait partie de nos devoirs. En tant qu’artistes on doit conscientiser la jeunesse. Mais cela va avec les moyens et le SEP/CNLS doit travailler en collaboration avec les artistes.

Un magazine par les jeunes et pour les jeunes afin de lutter contre le VIH/SIDA. Comment appréciez-vous l’initiative ?

C’est à louer ! Mais il faut que vous soyez-soutenus parce que bien d’initiatives commencent sans atteindre l’apogée.

C’est une initiative à encourager parce que le VIH est en train de ravager le monde. Mais je pense qu’il y a un problème de volonté aussi. Les gens ne font pas les efforts de trouver des médicaments contre le VIH/SIDA parce qu’il y a tout un commerce autour. Je ne vois pas qu’en 42 ans on ne trouve pas de traitement (curatif), ce n’est pas normal. C’est vrai qu’on est en train de sensibiliser, mais jusqu’à quand on va investir des millions pour ce problème ?

Propos recueillis par: PASSI BIBENE

Magazine Charilogone/ Congo Brazzaville

Tag(s) : #Musiques, #Société

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